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Souviens-toi: Ma petite soeur

Lundi 8 mars 2010

Ma petite soeur est jolie
J-o jo l-i lie
Sais-tu que son nom c’est Camille
C-a Ca m-i mille

Elle a trois cheveux sur la tête
Et pas une dent
On dirait une pâquerette
Avec un ruban

Une petite soeur, c’est magique, comme l’a écrit Pierrick. Si cette chanson t’évoque quelques souvenirs, tu peux la retrouver sur Club Tralalere.

Le joli mois de mai 1975

Samedi 8 août 2009

Après le dix-neuvième épisode, et le succès qui suivit l’Eurovision, poursuivons ensemble la lecture de la biographie “Henri Dès : du Fils au Père”.

Le 6 mai 1975, cinq ans après ma naissance, ma soeur Camille avait fait irruption dans notre vie. Suivant le même scénario que pour moi (on change pas une équipe qui gagne). Et c’est peu après cet événement qu’un changement s’était opéré en toi. Tu t’étais soudain mis à pondre des textes et des mélodies qui n’avaient plus grand-chose de chansons destinées à un public d’adultes. Selon toi, la première du genre fut Les trois petits canards. Rapidement suivie d’un tas d’autres. Ça sortait tout seul. Ce nouveau style t’était absolument naturel. Dans le lot de ces toutes premières chansons pour enfants se trouvaient L’escargot et La bête à bon Dieu.
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À la seconde où le coeur de ton père avait cessé de battre…

Samedi 20 juin 2009

Après le cinquième épisode, consacré à mon père, poursuivons ensemble la lecture de la biographie “Henri Dès : du Fils au Père”.

Les artères de ton père se sont définitivement bouchées le 6 juin 1958.

Il avait 57 ans, tu en avais 17. Il est mort sans crier gare, en pleine journée, dans les bras de ta mère, avec sa tristesse et ses secrets.

À la seconde où le coeur de ton père avait cessé de battre, tu étais penché sur ta table à dessin. À ta place de travail. Loin, très loin d’imaginer que la terre allait s’arrêter de tourner. Pendant quelques minutes encore après son dernier souffle, tu as continué à vivre dans l’insouciance. Alors que ta mère, elle, était déjà plongée tout entière dans la douleur. Cette latence me fascine. Ne pas savoir. Ne pas être là quand le malheur arrive. Avoir la chance de pouvoir faire comme si rien n’avait changé. Pendant quelques instants de plus. Alors que TOUT a changé. Mais sans pouvoir profiter pleinement de cette ignorance salutaire, car tu n’en as pas la moindre idée. Puis soudain, un coup de fil. Le patron qui vient t’annoncer avec des yeux de cocker que tu n’as plus de père. Que c’est définitif. Que l’homme de la famille maintenant, c’est toi !

Tu es descendu chez tes parents un peu groggy et incrédule. Tu regardais les gens dans la rue, et tu ne comprenais pas comment ils pouvaient continuer à faire leurs courses, à travailler, à vaquer à leurs occupations sans se préoccuper de ton cataclysme interne. Ton père venait pourtant de mourir, BON DIEU ! Mais non, pas un regard compatissant, rien. Devant leur incompréhension, tu avais séché tes larmes.