Car toi, ça faisait longtemps que tu l’avais oublié, ce fichu pari

25 août 2010

Après le quinzième épisode, à la recherche d’une situation stable, poursuivons ensemble la lecture de la biographie “Henri Dès : du Fils au Père”.

C’est peut-être à cause de ce côté naïf, léger et un peu enfantin qui se dégageait déjà de certains de tes textes que le succès s’était fait attendre. Surtout à une époque où les chanteurs engagés de type rive gauche recommençaient à pointer le bout de leur poésie intello, pour le plus grand plaisir des nouveaux révolutionnaires en herbe qui n’avaient plus beaucoup à attendre pour tout faire péter, un certain mois de mai. Mais je m’emballe un peu…

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Souviens-toi : Zim bou laïtoulala

23 août 2010

J’allais me promener
Au bord de la rivière
Zim boum laïtoulala
J’allais me promener
Au bord de la rivière…

Ah, que de souvenirs… Regardez-bien ce clip vidéo jusqu’au bout,vous y verrez une figure construite avec la participation de plusieurs dizaines d’enfants. Et si vous y avez participé, laissez-moi un petit message.

Vous pouvez aussi télécharger cette chanson sur Club Tralalare.

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Secrétaire aux studios Harcourt

20 août 2010

Après le quatorzième épisode, et nos difficultés de la vie de tous les jours, poursuivons ensemble la lecture de la biographie “Henri Dès : du Fils au Père”.

Niveau alimentation, ça n’était pas le Pérou non plus. Vous vous contentiez d’acheter des abats de volaille au marché, et parfois, le dimanche, une boule de glace pour deux suffisait à illuminer votre après-midi. Le bonheur quoi !

Votre plan pour les mois à venir était le suivant : maman trouvait un travail stable, et gagnait votre vie en attendant que tu deviennes riche et célèbre. Le problème, c’est que l’Espace Schengen était encore loin, tout comme les accords bilatéraux entre la Suisse et la France. Maman n’ayant pas de permis de séjour, le permis de travail lui était interdit. Le permis de travail lui étant interdit, pas de permis de séjour. Files d’attente interminables, rendez-vous manqués, contrôles médicaux, course dans les couloirs résonnants de l’administration française mastoc, entrevues avec des fonctionnaires gris, dans des bureaux gris, remplis de classeurs gris à gros anneaux dont l’odeur reconnaissable de carton et de poussière emplissait chaque pièce : le long cercle vicieux des demandeurs de travail ou d’asile étrangers avait duré, mais pas si longtemps que ça, car maman avait la chance d’être jolie, blanche, et de parler la langue, avec un accent bizarre, certes (le fameux « accent suisse » de la pub Ricola cher aux Gaulois), mais dans un français excellent.

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